The french masters, p.1007

The French Masters, page 1007

 

The French Masters
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  » Comment ? l’occasion nous est offerte d’asséner au militarisme des coups terribles, peut-être mortels. Et vous voulez que je me croise les bras ? Je vous en avertis, camarades ; je ne suis pas un fakir ; je ne serai jamais du parti des fakirs ; s’il y a ici des fakirs, qu’ils ne comptent pas sur moi pour leur tenir compagnie. Se regarder le nombril est une politique sans résultats, que je ne ferai jamais.

  » Un parti comme le nôtre doit s’affirmer sans cesse ; il doit prouver son existence par une action continue. Nous interviendrons dans l’affaire Pyrot ; mais nous y interviendrons révolutionnairement ; nous exercerons une action violente…. Croyez-vous donc que la violence soit un vieux procédé, une invention surannée, qu’il faille mettre au rancart avec les diligences, la presse à bras et le télégraphe aérien ? Vous êtes dans l’erreur. Aujourd’hui comme hier, on n’obtient rien que par la violence ; c’est l’instrument efficace ; il faut seulement savoir s’en servir. Quelle sera notre action ? Je vais vous le dire : ce sera d’exciter les classes dirigeantes les unes contre les autres, de mettre l’armée aux prises avec la finance, le gouvernement avec la magistrature, la noblesse et le clergé avec les juifs, de les pousser, s’il se peut, à s’entre-détruire ; ce sera d’entretenir cette agitation qui affaiblit les gouvernements comme la fièvre épuise les malades.

  » L’affaire Pyrot, pour peu qu’on sache s’en servir, hâtera de dix ans la croissance du parti socialiste et l’émancipation du prolétariat par le désarmement, la grêve générale et la révolution. »

  Les chefs du parti ayant de la sorte exprimé chacun un avis différent, la discussion ne se prolongea pas sans vivacité ; les orateurs, comme il arrive toujours en ce cas, reproduisirent les arguments qu’ils avaient déjà présentés et les exposèrent avec moins d’ordre et de mesure que la première fois. On disputa longtemps et personne ne changea d’avis. Mais ces avis, en dernière analyse, se réduisaient à deux, celui de Sapor et de Lapersonne qui conseillaient l’abstention, et celui de Phoenix et de Larrivée qui voulaient intervenir. Encore ces deux opinions contraires se confondaient-elles en une commune haine des chefs militaires et de leur justice et dans une commune croyance à l’innocence de Pyrot. L’opinion publique ne se trompa donc guère en considérant tous les chefs socialistes comme des pyrotins très pernicieux.

  Quant aux masses profondes au nom desquelles ils parlaient, et qu’ils représentaient autant que la parole peut représenter l’inexprimable, quant aux prolétaires enfin, dont il est difficile de connaître la pensée qui ne se connaît point elle-même, il semble que l’affaire Pyrot ne les intéressait pas. Elle était pour eux trop littéraire, d’un goût trop classique, avec un ton de haute bourgeoisie et de haute finance, qui ne leur plaisait guère.

  CHAPITRE VIII

  LE PROCES COLOMBAN

  Quand s’ouvrit le procès Colomban, les pyrotins n’étaient pas beaucoup plus de trente mille ; mais il y en avait partout, et il s’en trouvait même parmi les prêtres et les militaires. Ce qui leur nuisait le plus c’était la sympathie des grands juifs. Au contraire, ils devaient à leur faible nombre de précieux avantages et en premier lieu de compter parmi eux moins d’imbéciles que leurs adversaires qui en étaient surchargés. Ne comprenant qu’une infime minorité, ils se concertaient facilement, agissaient avec harmonie, n’étaient point tentés de se diviser et de contrarier leurs efforts ; chacun d’eux sentait la nécessité de bien faire et se tenait d’autant mieux qu’il se trouvait plus en vue. Enfin tout leur permettait de croire qu’ils gagneraient de nouveaux adhérents, tandis que leurs adversaires, ayant réuni du premier coup les foules, ne pouvaient plus que décroître.

  Traduit devant ses juges, en audience publique, Colomban s’aperçut tout de suite que ses juges n’étaient pas curieux. Dès qu’il ouvrait la bouche, le président lui ordonnait de se taire, dans l’intérêt supérieur de l’État. Pour la même raison, qui est la raison suprême, les témoins à décharge ne furent point entendus. Le général Panther, chef d’état-major, parut à la barre, en grand uniforme et décoré de tous ses ordres. Il déposa en ces termes :

  — L’infâme Colomban prétend que nous n’avons pas de preuves contre Pyrot. Il en a menti : nous en avons ; j’en garde dans mes archives sept cent trente-deux mètres carrés, qui, à cinq cents kilos chaque, font trois cent soixante-six mille kilos.

  Cet officier supérieur donna ensuite, avec élégance et facilité, un aperçu de ces preuves.

  — Il y en a de toutes couleurs et de toutes nuances, dit-il en substance ; il y en a de tout format, pot, couronne, écu, raisin, colombier, grand aigle, etc. La plus petite a moins d’un millimètre carré ; la plus grande mesure 70 mètres de long sur 0 m. 90 de large.

  À cette révélation l’auditoire frémit d’horreur.

  Greatauk vint déposer à son tour. Plus simple et, peut-être, plus grand, il portait un vieux veston gris, et tenait les mains jointes derrière le dos.

  — Je laisse, dit-il avec calme et d’une voix peu élevée, je laisse à monsieur Colomban la responsabilité d’un acte qui a mis notre pays à deux doigts de sa perte. L’affaire Pyrot est secrète ; elle doit rester secrète. Si elle était divulguée, les maux les plus cruels, guerres, pillages, ravages, incendies, massacres, épidémies, fondraient immédiatement sur la Pingouinie. Je m’estimerais coupable de haute trahison si je prononçais un mot de plus.

  Quelques personnes connues pour leur expérience politique, entre autres M. Bigourd, jugèrent la déposition du ministre de la guerre plus habile et de plus de portée que celle de son chef d’état-major.

  Le témoignage du colonel de Boisjoli fit une grande impression :

  — Dans une soirée au ministère de la guerre, dit cet officier, l’attaché militaire d’une puissance voisine me confia que, ayant visité les écuries de son souverain, il avait admiré un foin souple et parfumé, d’une jolie teinte verte, le plus beau qu’il eût jamais vu ! « D’où venait-il ? » lui demandai-je. Il ne me répondit pas ; mais l’origine ne m’en parut pas douteuse. C’était le foin volé par Pyrot. Ces qualités de verdeur, de souplesse et d’arôme sont celles de notre foin national. Le fourrage de la puissance voisine est gris, cassant ; il sonne sous la fourche et sent la poussière. Chacun peut conclure.

  Le lieutenant-colonel Hastaing vint dire, à la barre, au milieu des huées, qu’il ne croyait pas Pyrot coupable. Aussitôt il fut appréhendé par la gendarmerie et jeté dans un cul de basse-fosse où, nourri de vipères, de crapauds et de verre pilé, il demeura insensible aux promesses comme aux menaces.

  L’huissier appela :

  — Le comte Pierre Maubec de la Dentdulynx.

  Il se fit un grand silence et l’on vit s’avancer vers la barre un gentihomme magnifique et dépenaillé, dont les moustaches menaçaient le ciel et dont les prunelles fauves jetaient des éclairs.

  Il s’approche de Colomban, et lui jetant un regard d’ineffable mépris :

  — Ma déposition, dit-il, la voici : Merde !

  À ces mots la salle entière éclata en applaudissements enthousiastes et bondit, soulevée par un de ces transports qui exaltent les cœurs et portent les âmes aux actions extraordinaires. Sans ajouter une parole, le comte Maubec de la Dentdulynx se retira.

  Quittant avec lui le prétoire, tous les assistants lui firent cortège. Prosternée à ses pieds, la princesse des Boscénos lui tenait les cuisses éperdument embrassées ; il allait, impassible et sombre, sous une pluie de mouchoirs et de fleurs. La vicomtesse Olive, crispée à son cou, n’en put être détachée et le calme héros l’emporta flottante sur sa poitrine comme une écharpe légère.

  Quand l’audience qu’il avait dû suspendre fut reprise, le président appela les experts.

  L’illustre expert en écriture, Vermillard, exposa le résultat de ses recherches.

  — Ayant étudié attentivement, dit-il, les papiers saisis chez Pyrot, notamment ses livres de dépense et ses cahiers de blanchissage, j’ai reconnu que, sous une banale apparence, ils constituent un cryptogramme impénétrable dont j’ai pourtant trouvé la clé. L’infamie du traître s’y voit à chaque ligne. Dans ce système d’écriture ces mots « Trois books et vingt francs pour Adèle » signifient : « J’ai livré trente mille bottes de foin à une puissance voisine » . D’après ces documents j’ai pu même établir la composition du foin livré par cet officier : En effet, les mots chemise, gilet, caleçon, mouchoirs de poche, faux-cols, apéritif, tabac, cigares, veulent dire trèfle, paturin, luzerne, pimprenelle, avoine, ivraie, flouve odorante et fléole des prés. Et ce sont là précisément les plantes aromatiques qui composaient le foin odorant fourni par le comte Maubec à la cavalerie pingouine. Ainsi Pyrot faisait mention de ses crimes dans un langage qu’il croyait à jamais indéchiffrable. On est confondu de tant d’astuce uni à tant d’inconscience.

  Colomban, reconnu coupable sans circonstances atténuantes, fut condamné au maximum de la peine. Les jurés signèrent aussitôt un recours en rigueur.

  Sur la place du Palais, au bord du fleuve dont les rives avaient vu douze siècles d’une grande histoire, cinquante mille personnes attendaient dans le tumulte l’issue du procès. Là s’agitaient les dignitaires de l’association des antipyrots, parmi lesquels on remarquait le prince des Boscénos, le comte Cléna, le vicomte Olive, M. de la Trumelle ; là se pressaient le révérend père Agaric et les professeurs de l’école Saint-Maël avec tous leurs élèves ; là, le moine Douillard et le généralissime Caraguel, en se tenant embrassés, formaient un groupe sublime, et l’on voyait accourir par le Pont-Vieux les dames de la halle et des lavoirs, avec des broches, des pelles, des pincettes, des battoirs et des chaudrons d’eau de Javel ; devant les portes de bronze, sur les marches, était rassemblé tout ce qu’Alca comptait de défenseurs de Pyrot, professeurs, publicistes, ouvriers, les uns conservateurs, les autres radicaux ou révolutionnaires, et l’on reconnaissait, à leur tenue négligée et à leur aspect farouche, les camarades Phoenix, Larrivée, Lapersonne, Dagobert et Varambille.

  Serré dans sa redingote funèbre et coiffé de son chapeau cérémonieux, Bidault-Coquille invoquait en faveur de Colomban et du colonel Hastaing les mathématiques sentimentales. Sur la plus haute marche resplendissait, souriante et farouche, Maniflore, courtisane héroïque, jalouse de mériter, comme Léena un monument glorieux ou, comme Epicharis, les louanges de l’histoire.

  Les sept cents pyrots, déguisés en marchands de limonade, en camelots, en ramasseurs de mégots et en antipyrots, erraient autour du vaste édifice.

  Quand Colomban parut, une clameur telle s’éleva que, frappés par la commotion de l’air et de l’eau, les oiseaux en tombèrent des arbres et les poissons en remontèrent sur le ventre à la surface du fleuve. On hurlait de toutes parts :

  — À l’eau, Colomban ! à l’eau ! à l’eau !

  Quelques cris jaillissaient :

  — Justice et vérité !

  Une voix même fut entendue vociférant :

  — À bas l’armée !

  Ce fut le signal d’une effroyable mêlée. Les combattants tombaient par milliers et formaient de leurs corps entassés des tertres hurlants et mouvants sur lesquels de nouveaux lutteurs se prenaient à la gorge. Les femmes, ardentes, échevelées, pâles, les dents agacées et les ongles frénétiques, se ruaient sur l’homme avec des transports qui donnait à leur visage, au grand jour de la place publique, une expression délicieuse qu’on n’avait pu surprendre jusque-là que dans l’ombre des rideaux, au creux des oreillers. Elles vont saisir Colomban, le mordre, l’étrangler, l’écarteler, le déchirer et s’en disputer les lambeaux, lorsque Maniflore, grande, chaste dans sa tunique rouge, se dresse, sereine et terrible, devant ces furies qui reculent épouvantées. Colomban semblait sauvé ; ses partisans étaient parvenus à lui frayer un chemin à travers la place du Palais et à l’introduire dans un fiacre aposté au coin du Pont-Vieux. Déjà le cheval filait au grand trot, mais le prince des Boscénos, le comte Cléna, M. de la Trumelle, jetèrent le cocher à bas de son siège ; puis poussant l’animal à reculons et faisant marcher les grandes roues devant les petites acculèrent l’attelage au parapet du pont, d’où ils le firent basculer dans le fleuve, aux applaudissements de la foule en délire. Avec un clapotement sonore et frais, l’eau jaillit en gerbe ; puis on ne vit plus qu’un léger remous à la surface étincelante du fleuve.

  Presque aussitôt, les compagnons Dagobert et Varambille, aidés des sept cents pyrots déguisés, envoyèrent le prince des Boscénos, la tête la première, dans un bateau de blanchisseuses où il s’abîma lamentablement.

  La nuit sereine descendit sur la place du Palais, et versa sur les débris affreux dont elle était jonchée le silence et la paix. Cependant, à trois kilomètres en aval, sous un pont, accroupi, tout dégouttant, au côté d’un vieux cheval estropié, Colomban méditait sur l’ignorance et l’injustice des foules.

  — L’affaire, se disait-il, est plus rude encore que je ne croyais. Je prévois de nouvelles difficultés.

  Il se leva, s’approcha du malheureux animal :

  — Que leur avais-tu fait ? pauvre ami, lui dit-il. C’est à cause de moi qu’ils t’ont si cruellement traité.

  Il embrassa la bête infortunée et mit un baiser sur l’étoile blanche de son front. Puis il la tira par la bride, et, boitant, l’emmena boitant à travers la ville endormie jusqu’à sa maison, où le sommeil leur fit oublier les hommes.

  CHAPITRE IX

  LE PÈRE DOUILLARD

  Dans leur infinie mansuétude, à la suggestion du père commun des fidèles, les évêques, chanoines, curés, vicaires, abbés et prieurs de Pingouinie, résolurent de célébrer un service solennel dans la cathédrale d’Alca, pour obtenir de la miséricorde divine qu’elle daignât mettre un terme aux troubles qui déchiraient une des plus nobles contrées de la Chrétienté et accorder au repentir de la Pingouinie le pardon de ses crimes envers Dieu et les ministres du culte.

  La cérémonie eut lieu le quinze juin. Le généralissime Caraguel se tenait au banc d’œuvre, entouré de son état-major. L’assistance était nombreuse et brillante ; selon l’expression de M. Bigourd, c’était à la fois une foule et une élite. On y remarquait au premier rang M. de la Berthoseille, chambellan de monseigneur le prince Crucho. Près de la chaire où devait monter le révérend père Douillard, de l’ordre de Saint-François, se tenaient debout, dans une attitude recueillie, les mains croisées sur leurs gourdins, les grands dignitaires de l’association des antipyrots, le vicomte Olive, M. de la Trumelle. le comte Cléna, le duc d’Ampoule, le prince des Boscénos. Le père Agaric occupait l’abside, avec les professeurs et les élèves de l’école Saint-Maël. Le croisillon et le bas-côté de droite étaient réservés aux officiers et soldats en uniforme comme le plus honorable, puisque c’est de ce côté que le Seigneur pencha la tête en expirant sur la croix. Les dames de l’aristocratie, et parmi elles la comtesse Cléna, la vicomtesse Olive, la princesse des Boscénos, occupaient les tribunes. Dans l’immense vaisseau et sur la place du Parvis se pressaient vingt mille religieux de toutes robes et trente mille laïques.

  Après la cérémonie expiatoire et propitiatoire, le révérend père Douillard monta en chaire. Le sermon avait été donné d’abord au révérend père Agaric ; mais jugé, malgré ses mérites, au-dessous des circonstances pour le zèle et la doctrine, on lui préféra l’éloquent capucin qui depuis six mois allait prêcher dans les casernes contre les ennemis de Dieu et de l’autorité.

  Le révérend père Douillard, prenant pour texte Deposuit potentes de sede, établit que toute puissance temporelle a Dieu pour principe et pour fin et qu’elle se perd et s’abîme elle-même quand elle se détourne de la voie que la Providence lui a tracée et du but qu’elle lui a assigné.

  Faisant application de ces règles sacrées au gouvernement de la Pingouinie, il traça un tableau effroyable des maux que les maîtres de ce pays n’avaient su ni prévoir ni empêcher.

  — Le premier auteur de tant de misères et de hontes, dit-il, vous ne le connaissez que trop, mes frères. C’est un monstre dont le nom annonce providentiellement la destinée, car il est tiré du grec pyros, qui veut dire feu, la sagesse divine, qui parfois est philologue, nous avertissant par cette étymologie qu’un juif devait allumer l’incendie dans la contrée qui l’avait accueilli.

  Il montra la patrie, persécutée par les persécuteurs de l’Église, s’écriant sur son calvaire :

  « Ô douleur ! ô gloire ! Ceux qui ont crucifié mon dieu me crucifient ! »

  À ces mots un long frémissement agita l’auditoire.

  Le puissant orateur souleva plus d’indignation encore en rappelant l’orgueilleux Colomban, plongé, noir de crimes, dans le fleuve dont toute l’eau ne le lavera pas. Il ramassa toutes les humiliations, tous les périls de la Pingouinie pour en faire un grief au président de la république et à son premier ministre.

  — Ce ministre, dit-il, ayant commis une lâcheté dégradante en n’exterminant pas les sept cents pyrots avec leurs alliés et leurs défenseurs, comme Saül extermina les Philistins dans Gabaon, s’est rendu indigne d’exercer le pouvoir que Dieu lui avait délégué, et tout bon citoyen peut et doit désormais insulter à sa méprisable souveraineté. Le Ciel regardera favorablement ses contempteurs. Deposuit patentes de sede. Dieu déposera les chefs pusillanimes et il mettra à leur place les hommes forts qui se réclameront de Lui. Je vous en préviens, messieurs ; je vous en préviens, officiers, sous-officiers, soldats qui m’écoutez ; je vous en préviens, généralissime des armées pingouines, l’heure est venue ! Si vous n’obéissez pas aux ordres de Dieu, si vous ne déposez pas en son nom les possédants indignes, si vous ne constituez pas sur la Pingouinie un gouvernement religieux et fort, Dieu n’en détruira pas moins ce qu’il a condamné, il n’en sauvera pas moins son peuple ; il le sauvera, à votre défaut, par un humble artisan ou par un simple caporal. L’heure sera bientôt passée. Hâtez-vous !

 

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